Life : Originie Inconnue, c'est la petite bête qui va manger la grosse...

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Je n'avais pas du tout entendu parler de Life avant de tomber sur le DVD. Et à vrai dire, s'il ne faisait pas partie d'un coffret que j'avais offert récemment, je n'aurais probablement pas cherché à le voir tant cela me paraissait déjà-vu. Heureusement que ça reste bien servi avec de bons effets spéciaux... car c'est effectivement du déjà-vu !

Après avoir récupéré des échantillons du sol martien, une équipe de scientifiques découvre une forme de vie d'origine extraterrestre. D'abord à l'état cellulaire, la créature prend rapidement forme jusqu'au moment où, par réflexe de défense, elle s'en prend à l'équipage. Intelligente et surpuissante, leur mission est désormais d'empêcher que la créature ne revienne sur Terre.

Alors oui, c'est effectivement du déjà-vu : les scientifiques confrontés à une créature dans leur bulle de survie, on connaît. On peut facilement citer : Alien, Leviathan, The Thing... Bref de grands classiques. L'idée étant ici de confiner l'action sur l'ISS, la Station Spatiale Internationale, laboratoire qui gravite autour de la Terre et qui donne à l'ensemble une crédibilité effrayante. De même que le postulat de base : Curiosity ayant récupéré des échantillons sur le sol martiens, que se passerait-il si dans l'un d'eux on trouverait la trace d'une forme de vie. Evidemment, depuis la relance de l'affaire Roswell dans les années 90, hors de question de réaliser un film sur l'apprentissage entre 2 civilisations. Finis les Rencontres du 3e Type, E.T. ou Premier Contact, désormais, il faut que ça saigne !

Et pour saigner ça saigne ! Si les premiers instants de la créatures nous font plus vibrer que la naissance du premier enfant de l'un des astronautes, rapidement, la bestioles prend la forme d'un antropode dôté d'une force surpuissante capable de comprimer une main ou de s'infiltrer dans un corps par la bouche. Ne craignant pas le feu, son intelligence de même que sa taille grossissent, ce qui n'est guère ragoûtant. Au fil, d'une créature unicellulaire, nous arrions à une saloperie gellatineuse incontrollable aux allures d'étoile de mer façon papillon ou bien d'ange celeste, maléfique évidemment.

Une fois les premières victimes faites et la bestiole sortie de son espace confiné, le film devient un thriller classique où il s'agit d'éviter et de repousser l'ennemi par ce qui peut lui faire défaut. Evidemment à ce moment-là, ce n'est plus la véracité des éléments qui compte mais bien la tension du scénario. Pour autant, l'ensemble passe assez rapidement avec suffisamment de séquences rythmées pour nous tenir en haleine sans nous ennuyer.

Evidemment, comment se débarrasser d'une créature invincible sans un twist final qui laisse beaucoup à imaginer ? La fin est très bien tournée et reste sans aucune doute la séquence la plus traumatisante du film. Côté réalisation, la boucle est bouclée avec le sublime plan-séquence d'introduction (hommage à Gravity ?) qui reste le gros morceau de bravoure du film. Dommage qu'il n'y en ai pas eu d'autres.

Un petit mot sur la bande-annonce qui se permet des approximations de traduction (notamment sur la lecture du compte), qui use également de plans qui n'apparaissent pas dans le montage final (la réception de la capsule) et enfin, peut-être le meilleur de tous, les derniers plans de sur Jake Gyllenhaal qui sont en réalité des plans de tournage avant l'incorporation des effets spéciaux (oui, il ne hurle pas les bras levés sans raison le pauvre...) On sait tous que les bandes-annonces, montées bien avant le film lui-même, peuvent inclure des séquences "bonus" mais à ce moment-là on ne le sait pas et on ne revient pas toujours dessus pour vérifier, aussi je trouvais amusant de le souligner après avoir vu le film.

Classé dans : Cinéma Mots clés : SF, horreur, extraterrestre, espace, Daniel Espinosa, Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds, cinéma américain